vendredi 7 septembre 2007
Sur ma vieille mailbox...
Dear mister Brunson,
I'm ready to accept your proposal about reductions for dental surgery in the State of Colorado, because I think you need some attention, due to your bloody first name (I'm not speaking of haemorrhoids at all) and your former-harmonica-player-and-deceased-vigilante's surname.
With all my respect,
Arthur de B*******
(Ce post est agréée par la moitié du CIP)
jeudi 30 août 2007
Down to Mexico
Bon, je tiens d'abord à hurler tout mon assentiment pour l'ouragan Dean qui, par le chamboulement atmosphèrique qu'il créa, gâcha totalement mes derniers jours de vacances de par les pluies qu'il provoqua. Je sais, je paie mon plus-qu'embourgeoisement-en-fuite-fiscale, mais quand même. Ca améliore pas mon teint de roux anémique.
Je serai à Paris le 31 août au matin, si tout va bien, et je pourrai reprendre aussitôt mes activités de modding, d'écriture, de jouage, de dessin et de racontage d'uchronies si Dieu veut et Jésus aussi.
A part ça, la rentrée 2007-2008 approche! Bien que monsieur A. C. soit sûrement encore vivant (qu'il aille brûler en Enfer dans d'atroces souffrances dans la huitaine), je sais que cette année sera excellente, entre des gens qui arrivent, le bac et les 18 ans tant attendus qui arrivent, et peut-être l'amoooooour qui arrive (figue de Barbarie, j'ai fait un voeu en te mangeant...Exauce-toi!), des projets qui trouveront peut-être aboutissement...
Si j'avais cessé de fréquenter les gens avant, je ne serais pas aussi optimiste à présent...A bon entendeur.
dimanche 12 août 2007
Mwahahahahaha derechef
Bon. En fait, rien n'est endommagé, personne n'est mort, c'est juste un faux contact venant du transformateur qui m'a fait croire que l'ordi était à l'article de la damnation éternelle. De surcroît, j'ai Internet gratuit jusqu'à début septembre.
Mexique, pays le plus surréaliste au monde. Et c'est André Breton qui le dit.
jeudi 19 juillet 2007
"Cet endroit est légérement grotesque"
C'est le genre de pensées qui vous parcourent quand vous passez un mardi matin, sous une pluie tropicale battante, à observer le bateau sombrer à pic en quelques heures dans la parcelle d'océan devant votre maison.
Comme le Titanic: retournement de la coque et la proue qui pointait encore.
Aucune victime, Dieu merci.
C'est ce genre de spectacle, mi-burlesque, mi-atypique, qui me fait aimer ce pays.
mardi 10 juillet 2007
Comment rater votre avion en trois étapes
C'est bon. Vous êtes bien installé(e)? Vous avez bien téléphoné à tous vos namis la veille, leur souhaitant de bonnes vacances et tentant vainement de les inviter à dîner, explosant au passage votre forfait téléphonique? Oui? Vos bagages sont faits, les billets enfin payés, bien, alors passons à la pratique.
-Tout d'abord, grâce aux embouteillages déclenchés par les Parigots partant en vacances, faites en sorte que votre taxi préféré, qui arrive normalement une demi-heure trop tôt, arrive une demi-heure trop tard. Imparable pour vous retrouver face à une file d'attente monstrueuse à l'enregistrement, avec la future petite passagère du Paris-Moscou qui vous donne des coups de pieds dans les jambes sans se départir de son accoutrement de Minnie Mouse, acheté à Marne-la-Vallée.
-A l'enregistrement, renseignez-vous sur les dissensions dans SkyTeam. Vous qui avez des chiens, vous avez préféré Aeromexico (qui vous exige 100 dollars pour les transporter) à Air France (qui sont de sales cons et qui en veulent 100 euros). Sauf que l'avion est affrêté par Air France et refuse, au nom de protocoles promulgués il y a peu, de faire voyager les animaux en correspondance: la seule démarche serait de sortir de la zone de transit, récupérer les animaux, les réenregistrer et revenir dans la zone de transit. Riez aimablement en rappelant la taille de Benito Juarez Intl.
-Et enfin, la cerise sur le gâteau: au checkpoint policier, une seule fliquette pour 200 passagers en attente et qui ont déjà 10 minutes de retard sur leur vol, qu'ils soient avec vous ou pas. Surtout si la préposée est si nouvelle qu'elle en devient zélée, notant bien les coordonnées inutiles en prenant son temps, et surtout si les gens devant vous n'ont pas de papiers en règle. Mwahahahahaha.
Vous pourrez prendre le vol du lendemain sans aucune perte (sauf les taxis): cette fois-ci, tout ira si bien que vous aurez beaucoup trop d'avance sur votre vol, qui prendra même une demi-heure de retard. Vous passerez le voyage derrière des immigrés chinois qui viennent tenter leur fortune aux Amériques sans même parler un mot d'espagnol, de français ou d'anglais (ils devaient être de Macao), tels les Italiens qui arrivaient en rade de New York à l'avant-dernier siècle; en tout cas, ils sont tellement intégrés qu'ils ont trouvé comment faire baisser le siège au maximum sur vous, vous assommant au passage. Et enfin, passez une nuit blanche virtuelle à l'aéroport de Mexico, prenant deux heures de retard pour une défaillance détectée à la dernière minute, alors qu'il est X heures du matin en France.
Et j'ai appris que mon amour de jeunesse mexicain était enceinte de six mois........Pas de moi, je vous rassure.
En verité, je vous le dis, j'ai des ennuis avec des gens spécialisés dans le vaudou.
mercredi 4 juillet 2007
Biiiip...
*Vous êtes bien sur le blog mort d'Arthur de B., je suis dans un avion en partance pour le Mexique pour le moment, veuillez laisser un commentaire*
vendredi 20 avril 2007
Commune d'Oaxaca, pour ne pas que ce soit oublié...
Je sais pas si je vous l'avais dit, mais je participe, avec les sympathiques et merveilleux Lucile P., Maria B., Juliette L., Aude M. et Alexis P., à la rédaction de l'Illustre Journal, périodique du lycée Molière dont le présent article était écrit pour être dans le futur troisième numéro...Mécontenté par sa taille et sa péremption (ça a fini en décembre, hé), je préfère, sans attendre la réponse de la chère amie chargée du numéro, le mettre ici: au moins, ça se perdra pas...
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Vous n’avez pas vu ces images de professeurs mexicains en grève, réprimés par des forces paramilitaires tirant à balles réelles. Ainsi que ce journaliste américain, barbu à lunettes, érigé en martyr par les altermondialistes. Et vous n’avez jamais dû vous demander : ça veut dire quoi, tout ça ?
Qu’est-ce qu’Oaxaca, d’abord ? La capitale de l’Etat mexicain éponyme, berceau des civilisations zapotèques et mixtèques, symbole de la colonisation espagnole (Hernan Cortés, conquérant de l’empire aztèque, était marquis d’Oaxaca), ville natale des présidents Benito Juarez, héros de la guerre contre les Français, et Porfirio Diaz, champion de longévité en tant que dictateur du Mexique. Ville la plus peuplée d’Indiens au Mexique (60-70% de la population), elle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO depuis 1987, du fait de son architecture coloniale et du site archéologique de Monte Alban, à proximité.
En 2006, les élections présidentielles se soldent par une victoire contestée du parti au pouvoir, le PAN (conservateur), en la personne de Felipe Calderon, contre son adversaire Andres Manuel Lopez Obrador, du PRD (socialiste) ; le PRI, le parti qui fut au pouvoir de 1929 à 2000, est battu à plate couture : le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz, est accusé de corruption et d’abus de pouvoir (comme la majorité des politiciens mexicains), en faveur du PRI pendant la campagne. Le 22 mai, une grève professorale commence à Oaxaca, pour des revendications salariales : le 2 juin, les grévistes étaient passés de 70000 à 30000. Cette simple grève comme il y en a tant aurait pu en rester là si le 14 juin, pour répondre aux vœux de ses ouailles qui se désolent de voir que les murs d’une ville aussi touristique qu’Oaxaca soient couverts de graffitis, le gouverneur envoie sur place une force de 750 policiers là-bas : la répression se solde par 8 morts et 15 disparus. En France, seuls le Monde et quelques journaux d’extrême-gauche parlent de l’évenement…
La révolte s’étend progressivement aux autres secteurs et aux centres urbains de l’Etat : le 27 juin, la Asemblea Popular la Guelaguetza
Le PAN, l’Eglise et les hommes d’affaires d’Oaxaca, préocuppés par l’altermondialisme croissant, forcent le président sortant Vicente Fox à prendre une décision : le 30 septembre, des unités de l’armée fédérale commencent à être déployées à Oaxaca. Le 27 octobre, au moins un professeur gréviste et Brad Will (de son vrai nom Bradley Roland Will), journaliste du réseau d’information altermondialiste Indymedia, sont abattus lors d’une altercation : la question sur le fait qu’il s’agissait de policiers ou d’anciens paramilitaires notables locaux se pose encore. Le 29, le centre-ville est occupé ; le 2 novembre, l’université autonome Benito Juarez est attaquée.
Après l’évacuation de la dernière barricade le 29 novembre par l’APPO, l’ordre règne à Oaxaca, bien que l’APPO continue ces réunions dans la clandestinité. Après la prise de fonctions du président Calderon le 1er décembre, le leader symbolique de l’APPO, Flavio Sosa, annonce trois jours plus tard qu’il vient à Mexico négocier une solution pacifique. Quelques heures plus tard, il est arrêté avec quelques autres partisans pour les actes de vandalisme et de détentions illégales exercés par les grévistes. Sosa étant membre du PRD, le parti assurera sa défense pendant son procès. Une manifestation de soutien à Oaxaca a été organisée le 22 décembre, à travers le monde, par l’APPO et Indymedia.
La figure de Brad Will a été érigée en martyr par les altermondialistes, et saluée par le sous-commandant Marcos, leader des néo-zapatistes chiapanèques ; la révolte d’Oaxaca a été reprise par les médias altermondialistes, devant le silence des grands médias internationaux. S’ils restent le seul moyen de prendre des nouvelles d’Oaxaca, alors que des mois après l’insurrection, le Mexique maintient une chape de plomb autour des évenements, même au sein du pays, ils laissent évidemment craindre une forte partialité dans le traitement des informations. A l’instar de la révolte au Chiapas, débutée en 1994 et retombée dans l’oubli en 2000, ou de la violente répression des protestations de San Salvador Atenco en mai 2006, le Mexique entier approuve ou reste indifférent devant la répression dont sont victimes leurs concitoyens. Non pas que le Mexique soit encore une dictature bananière : le pays n’a pas connu de guerre civile depuis les années 1920 et était dôté d’un régime des plus « démocratiques », pour l’Amérique latine s’entend. A l’heure d’Internet et de la communication à échelle mondiale, des combats et des informations restent passés sous silence de par le monde. Et cela peut se passer à l’autre bout du monde comme à vos portes.
Car comme le dit le proverbe : « Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près des Etats-Unis »…
mercredi 4 avril 2007
Blitzpassage
Cornichon prépare ses bagages-stop-Cornichon part demain matin-stop-Acapulco, Mexique-stop-Gelez-vous-les bien-stop-mwahahahaha-stop-plus détails là-bas-stop
mercredi 30 août 2006
Des désagréments de la vie tropicale
A l'heure où j'écris cette note, je vous signale, chers lecteurs, que l'ouragan John, un pépère de niveau 3 (y paraît qu'on en entend parler jusqu'en Frônce), longe la côte Pacifique depuis hier, est juste en-dessous d'Acapulco (ce qui fait que ça souffle sacrément dehors) et va passer au niveau 4 cette nuit...
Je ne dis que comme Paolina en 1997, ça va nous faire des inondations et tout le toutim. Je dis juste qu'il risque, au très grand pire, que mon retour en Frônce prévu pour samedi matin (me voici Paris!) soit un peu compromis...Même s'il en faudrait beaucoup que le navion soit cloué au sol...
En bref: si certains, pour raisons scolaires ou autres, s'étonnent de ne pas me voir répondre présent, il faut venir chercher ici! Merci de votre compréhension!
mercredi 23 août 2006
Mexique sensuel (non, ce n'est pas un article porno)
Cendrinox (paix à son blog) me propose de pondre un article sur mes madeleines de Proust et les sons que j'ouïs, je lui réponds par un article sur ceux-ci et sur les cinq sens...Comment ceux-ci s'incarnent-ils au Mexique?
L'ouïe:
Toute la journée est bercée par les chants des oiseaux (mouettes, pipisterelles et/ou perroquets) qui passent dans les airs, les ressacs de la mer (et non son silence si cher à Vercors) qui se brisent sur les bords de la zone fédérale, les aboiements des chiens, le ronron du ventilateur et/ou du climatiseur, le son de la machine à essorer les balais de nettoyage, et durant les orages, les gouttes de pluie qui s'écrasent sur les vitres, le tonnerre qui fait vibrer la maison et le vent qui siffle dans les fenêtres, comme dans les films d'horreur. Il y aussi le chanteur du jeudi pozole du restaurant d'en face, qui doit être l'amant de la patronne, c'est pas possible...
La vue:
Ah, les plus belles vues sont depuis l'hôtel Los Flamingos (ancienne demeure de Johnny Weissmuller et John Wayne) au crépuscle, sur la terrasse à l'aube, ainsi que la baie illuminée par les orages...Alors que la maison est peinte selon un inchangeable rituel de bleu et blanc...Les photos à mon retour.
Le toucher:
Entre sentir le contact de ma paume et de ma plante des pied contre la pierre, le gravier, les vitres, la poussière, la brique, la peinture fraîche, ou sentir la douce chaleur du soleil, la transpiration sur ma peau, l'humidité de la piscine ou la fraîcheur du ventilateur, il est difficile de qualifier le sens du toucher.
L'odeur:
Notre produit pour nettoyer le sol fleure si bon les fleurs que les amies de ma mère veulent toujours en rapporter un flacon. Rajoutons les fleurs du jardin, les fumets de la cuisine, ceux de la peinture et de la térébenthine (si chers aux junkies), l'odeur de rechauffé et/ou de moisi des pièces fermées depuis longtemps, l'odeur humide du jardin après la pluie, ainsi que celle du chlore dans la piscine.
Le goût:
Je ne mange pas beaucoup de spécialités mexicaines, comme les tamales (viande dans des feuilles de banane), l'avocat, les tortillas grasses, le guacamole, ou les calebasses farcies; je préfère la cuisine vietnâmienne de ma mère, faite avec les moyens du bord.
Les madeleines de Proust:
J'éprouve une grande nostalgie et une envie du Mexique chaque fois que j'entends quelque chose à propos de ce pays dans les informations, que je goûte un plat mexicain en France, que je vois les couleurs bleu colonial ou blanc associées quelque part, le vent qui siffle comme dans les films d'horreur et dans les fenêtres mal fermées, quand le soleil me rappelle celui qui forme les ombres des palmiers, ou lorsque je vois une belle piscine, tout simplement.

