vendredi 18 avril 2008
Tribulations d'un geek au Mexique...
Il est deux grandes coupures dans ma vie.
Petit un, quand mon modem rend l'âme et que je me retrouve une semaine sans Ternet...
Petit deux, quand je quitte le gris mais palpitant Paris pour la calme et belle Acapulco, comme maintenant, là...
Et bien, il y en a une troisième.
Quand Facebook m'a envoyé 150 mails en une semaine...
Ooooooooh...
lundi 7 avril 2008
Projet biographique et personnel
Une fois que je me dépare du pseudo ironico-ridicule du Cornichon Masqué, qui deviens-je? Ce que je suis pour mes camarades de lycée, Arthur de Boutiny. Ce nom aristocratique, malgré les avantages qu'il peut représenter, me vaut quelques préjugés, par exemple le fait que personne ne soit étonné quand je m'affirme monarchiste. Mais le fin du fin de l'étonnement en me voyant, c'est en voyant quel visage affuble un tel nom. Outre ma voix bizarre, mon aspect bizarre, mon esprit bizarre, c'est mon teint et mes yeux qui intriguent. Et pourquoi? Parce que cela, c'est le quart de mon sang qui s'exprime: mes origines vietnâmiennes.
Enfin, origines vietnâmiennes, c'est vite dit. Je n'ai pas de boat people dans mon ascendance. Ni de communiste (enfin, quand on voit le nom que j'me tape...). Celle qui m'a passé ce quart, ma mère, a quitté Saigon (et non pas Ho Chi Minh Ville, que diantre!) si jeune qu'elle s'en souvient à peine. En 1954, lorsque les accords de Genève avaient scellé le sort de l'Indochine française. De cet événement, j'ai un petit pincement au coeur quand j'ouvre le chapitre sur la IVeme République, et une légende un peu bizarre sur Mendès France qui aurait vendu l'Indochine pour offrir du lait au chocolat aux écoliers français. Non, pas de communistes ni de boat people, mais un Auvergnat et une Saigonaise.
Cet Auvergnat, c'est ce grand-père que je n'ai jamais connu. Comme l'autre, du reste. Mais celui-là a une particulière saveur de héros, grâce à ma mère: le héros qui a combattu les Japonais pendant la guerre, le héros qui fut l'un des derniers gouverneurs militaires de Saigon, le civilisateur. Renaud Tricon. Ou Jules Rica, c'est selon. Car même mon patronyme maternel est une pure invention.
Ma marraine (et tante par alliance) me l'a appris il y a peu de temps: Rica n'est non pas le nom du domaine familial en Auvergne, mais une décision des Jésuites établis en Indochine. Confié avec un de ses meilleurs amis à l'institution religieuse, mon grand-père se vit choisir un nouveau nom par les prêtres. Pour se faire, ils prirent un globe terrestre et le firent tourner. Et où tomba-t-il? Sur le Costa Rica, ce riant pays d'Amérique centrale. Et l'ami d'être baptisé Costa, mon grand-père Rica. Comme l'Indochine comptait une effarante proportion de Corses, ces noms étaient tout à fait banaux.
J'ai longtemps souffert de cette drôle de race qu'est la race vietnâmienne, lorsque le quarteron que je suis était traité d'autre chose que de gros: mais finalement, j'ai fini par en être fier. Pourquoi? J'en parlai un jour avec ma cousine Alison: si nous, les quarterons, sommes fiers d'être asiatiques,, là où nos parents ont tant souffert de leur métissage, c'est que des Jaunes comme nous, on n'en voit guère. Ils restent inaperçus, entre eux, sont au maximum affublés d'un accent grotesque ou au mieux vivent de leur cuisine bizarre. Mais nous, des sang-mêlé tout à fait intégrés, là où notre grand-mère vietnâmienne est trois fois française (par droit de naissance, par droit du sol, et par choix en 1954), nous sommes rares. Et nos yeux bridés, notre tambouille bizarre que nous adorons, nous en sommes fiers.
Le temps passe vite! Noël est à peine passé, on retourne à l'Eglise. Et pour le passionné d'Histoire que je suis, le premier des désirs est de vouloir raconter tout cela avant qu'il ne soit trop tard. Je ne suis pas le plus jeune: j'ai des cousins au deuxième degré, certes, mais à moins que mon cousin Philippe ait des enfants, le nom des Rica disparaîtra, et ma cousine Alison, ma cadette dans ma génération, ne savait même pas qui était la nourrice que ma mère et mes oncles et tantes adoraient. Alors, que faire? Peut-être en priorité, peut-être après, quand tous les ressentiments seront enterrés, je me battrai pour publier l'histoire de ma famille.
Car les Pieds-Noirs, on en entend toujours parler, la guerre d'Algérie est toujours présente en nos mémoires. Certes, elle fut horrible, mais l'Algérie, c'était outre-Méditerrannée, c'était la France, c'était plus français que Nice.
Alors que l'Indochine, c'était l'autre bout du monde, Saigon était peut-être française deux ans avant Nice, mais c'était un tas de royaumes asiatiques sans intérêt, rongés par le communisme. Qui allait mourir pour le Vietnâm?
J'ai déjà trouvé le nom. Lorsque j'avais sept ans. Nous sommes les Pieds-Jaunes.
Je vous demande donc si vous seriez interessés par une telle oeuvre, merci de vous adresser à moi dans les commentaires ou par mail. Votre avis, même insignifiant, compte réellement pour moi. Si vous avez des réserves, ou des aspects particuliers qui vous titillent, merci de m'en faire part également.
mardi 1 avril 2008
Tsssssssk...
Ce que j'adore chez moi, c'est ma capacité à me souvenir...
Il y a une semaine, mon aventure sur les blogs fêtait ses trois ans...Et je me demande si je vais continuer...
Ah, au fait, je tenais à vous dire que vous étiez très beau.
Poisson d'Avril, mwahahahahahaha.
Sinon, à part ça? Ben pas le moral à Balmoral.
