Réflexions au vinaigre

La vie d'Arthur de B./Le Cornichon Masqué, ado comme les autres qui aimerait bien s'intégrer, un pied à Acapulco, Mexique, un autre à Paris, France. Je plains ceux de Madère.

mercredi 22 août 2007

Uchronie, numéro 1 - Et si la monarchie française avait été rétablie?

Quelle est la raison de cette extrapolation, et pourquoi la livrer en premier sur ce blogounet? Outre des convictions un peu floues chez moi (disons que le roi sert encore plus à rien qu'un président, qu'avec mon nom à particule subatomique je serais pas emmerdé et que je m'en fous un peu, remarque, mais c'est pour voir la tête des gens), il se trouve que ce projet semble le plus prometteur pour la simple et bonne raison que je suis en train de rédiger le premier épisode.

Comme vous le savez sûrement, vous qui êtes tous trèèèèèèèès intelligents, l'Assemblée Nationale élue au lendemain de la guerre franco-prussienne et de la désintégration du Second Empire était à majorité monarchiste, ceux-ci ayant promis la paix au petit peuple...Il y avait tout pour que ça marche: majorité au Parlement (qui, mais c'était surtout dû à la Commune de Paris quelques années plus tôt, siégeait au château de Versailles), trône et carrosse déjà construits, et un prétendant qui avait rallié orléanistes (partisans des descendants de Louis-Phillipe) comme légitimistes (partisans de l'aîné des Bourbons, soit bien souvent la maison d'Espagne): Henri d'Artois, comte de Chambord, fils posthume du duc de Berry et donc petit-fils de Charles X, qui aurait régné sous le nom d'Henri V...S'il n'avait instamment voulu le retour au drapeau blanc. Or, non seulement même les plus virulents monarchistes ne voulaient pas d'une mesure si radicale, mais le bleu-blanc-rouge était réellement le premier drapeau à avoir flotté sur la France! Connerie congénitale ou refus de régner? Toujours est-il que le comte de Chambord se maintint sur ses positions jusqu'à quitter furax Versailles après que l'Assemblée eut voté au président de la République (provisoire), le maréchal de Mac-Mahon, un septennat, en 1873: manière de lui signifier qu'on ferait tenir ce régime le plus longtemps possible jusqu'à ce qu'il clamse et qu'on puisse prendre quelqu'un d'autre. Mais la IIIeme République triomphera finalement quelques années plus tard.

henri_chambord

Putain, mais quel con.

La saga que je prépare donc mettra en scène Antoine Grinaud, jeune homme passionné d'Histoire qui faisait son service militaire quand il vit la guerre franco-prussienne éclater: à double conséquence pour lui, parce qu'il se rendit compte qu'il avait manqué un véritable moment d'Histoire et parce qu'il était alsacien. Muté à Paris pour s'occuper de la paperasse, il se fait remarquer pour ses connaissances accrues sur l'Empire et se voit confier une mission: poussé par la puissante minorité bonapartiste à la Chambre, le président de Mac-Mahon, récemment installé, cherche à se concilier les deux parties tout en évitant de faire appel au Prince Impérial (qui allait finir sa vie transpercé par des sagaies zouloues) et au comte de Chambord décidément trop épineux. Il s'agit de retrouver le fils caché de Napoléon II, le fils du Premier (forcément), que l'Histoire connaît pour être mort à vingt-et-un ans sans postérité aucune...Mais qui sait, qu'on a plus rien à faire...

Vous l'aurez deviné, c'est là l'incipit du premier épisode, qui est en fait l'introduction de ce monde parallèle...Ce que je peux dire (mais si vous voulez débattre ou juste perdre votre temps, je serai heureux de vous le narrer en privé), c'est que la situation dégénère en un soulèvement bonapartiste. Pour sauver la situation, monarchistes et républicains s'allient pour éviter lde perdre le pouvoir et l'histoire s'achève sur le comte de Chambord acclamé à l'Assemblée Nationale...

Le second épisode appartiendra à une autre Histoire, déjà: nous serons à présent en 1887...Antoine Grinaud est à présent un gaillard de trente-sept ans, professeur d'Histoire et ne voulant plus rien à voir avec la politique. A la mort d'Henri V sans postérité quatre ans plus tôt, l'Assemblée Nationale (qui siège toujours au château de Versailles, alors que les ministères se trouvent à Paris, y compris le palais royal de l'Elysée, faute que les Tuileries soient restaurées)a passé le relais au duc d'Orléans, devenu Philippe VII de France. Celui-ci, suivant l'enthousiasme populaire et l'armée, a nommé le général Georges Boulanger président du Conseil, lequel était bien connu pour son désir obsessionnel de revanche sur l'Allemagne...Celui-ci tient son occasion lors d'un incident de frontière, et déclare la guerre avec son régime conversateur et militariste. L'armée française est sans alliés et non-préparée, et voit bientôt les armées allemandes et austro-hongroises déferler sur son territoire...Grinaud est rappelé et envoyé derrière les lignes ennemies pour utiliser ses liens tissés lors de sa précédente aventure pour trouver un moyen d'éviter la défaite...

Je tenterai de faire preuve d'impartialité avec ces écrits, surtout d'éviter de montrer que la monarchie est le régime idéal, mais erroné comme les autres...Je conçois plutôt ce cycle comme une revisite de l'histoire de la Troisième République et de la France moderne...En espérant que cela portera ses fruits, et attendant vos commentaires.

Posté par Cornichon à 03:52:25 - Bric-à-brac et Barbe-à-truc - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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