mardi 10 juillet 2007
Comment rater votre avion en trois étapes
C'est bon. Vous êtes bien installé(e)? Vous avez bien téléphoné à tous vos namis la veille, leur souhaitant de bonnes vacances et tentant vainement de les inviter à dîner, explosant au passage votre forfait téléphonique? Oui? Vos bagages sont faits, les billets enfin payés, bien, alors passons à la pratique.
-Tout d'abord, grâce aux embouteillages déclenchés par les Parigots partant en vacances, faites en sorte que votre taxi préféré, qui arrive normalement une demi-heure trop tôt, arrive une demi-heure trop tard. Imparable pour vous retrouver face à une file d'attente monstrueuse à l'enregistrement, avec la future petite passagère du Paris-Moscou qui vous donne des coups de pieds dans les jambes sans se départir de son accoutrement de Minnie Mouse, acheté à Marne-la-Vallée.
-A l'enregistrement, renseignez-vous sur les dissensions dans SkyTeam. Vous qui avez des chiens, vous avez préféré Aeromexico (qui vous exige 100 dollars pour les transporter) à Air France (qui sont de sales cons et qui en veulent 100 euros). Sauf que l'avion est affrêté par Air France et refuse, au nom de protocoles promulgués il y a peu, de faire voyager les animaux en correspondance: la seule démarche serait de sortir de la zone de transit, récupérer les animaux, les réenregistrer et revenir dans la zone de transit. Riez aimablement en rappelant la taille de Benito Juarez Intl.
-Et enfin, la cerise sur le gâteau: au checkpoint policier, une seule fliquette pour 200 passagers en attente et qui ont déjà 10 minutes de retard sur leur vol, qu'ils soient avec vous ou pas. Surtout si la préposée est si nouvelle qu'elle en devient zélée, notant bien les coordonnées inutiles en prenant son temps, et surtout si les gens devant vous n'ont pas de papiers en règle. Mwahahahahaha.
Vous pourrez prendre le vol du lendemain sans aucune perte (sauf les taxis): cette fois-ci, tout ira si bien que vous aurez beaucoup trop d'avance sur votre vol, qui prendra même une demi-heure de retard. Vous passerez le voyage derrière des immigrés chinois qui viennent tenter leur fortune aux Amériques sans même parler un mot d'espagnol, de français ou d'anglais (ils devaient être de Macao), tels les Italiens qui arrivaient en rade de New York à l'avant-dernier siècle; en tout cas, ils sont tellement intégrés qu'ils ont trouvé comment faire baisser le siège au maximum sur vous, vous assommant au passage. Et enfin, passez une nuit blanche virtuelle à l'aéroport de Mexico, prenant deux heures de retard pour une défaillance détectée à la dernière minute, alors qu'il est X heures du matin en France.
Et j'ai appris que mon amour de jeunesse mexicain était enceinte de six mois........Pas de moi, je vous rassure.
En verité, je vous le dis, j'ai des ennuis avec des gens spécialisés dans le vaudou.
