Réflexions au vinaigre

La vie d'Arthur de B./Le Cornichon Masqué, ado comme les autres qui aimerait bien s'intégrer, un pied à Acapulco, Mexique, un autre à Paris, France. Je plains ceux de Madère.

dimanche 16 juillet 2006

Apocalipsis Ahora

La guerre des gangs, que j'évoquais il y a trois mois, ne cesse toujours pas. Pour ceux qui sachent l'espagnol et qui voudraient se tenir au courant des dégâts de la guerre des narcotrafiquants à Acapulco, je conseille El Sur de Acapulco, en ligne.

Dernières frasques des narcos, qui veulent forcer leurs rivaux et les autorités à se plier devant eux en enlevant quelques-uns de leurs comparses, en les décapitant et en déposant leurs têtes devant les bâtiments de leurs ennemis (entrepôts des narcos, palais de Justice, mairie, commissairiat de police), non loin des cadavres anencéphales. Il y a deux jours, c'était un marsouin de la marine fédérale; il a été retrouvé hier, mort (mieux vaut, vu l'état dans lequel il était), avec un autre cadavre, dans une voiture abandonnée au soleil...Les narcos avaient calculé leur coup de manière à ce que la voiture soit remarquée par les passants, à cause de l'odeur atroce des cadavres en décomposition surchauffés...

Alors, pour tenter de sauver à temps les enlevés, l'armée (et plus la police...) fait patrouiller un hélicoptère dans le ciel d'Acapulco. Il survole pendant toute la journée la ville dans un bruit d'enfer, comme si on pouvait voir les disparus depuis le ciel. Des manifestations se succèdent dans les rues pour réclamer le retour de la paix...

Croyez-moi, lorsqu'on écrit tranquillement des histoires de tueurs à gages, qu'on écoute sur Radioblogclub The End des Doors, qu'on voit un hélicoptère voler au-dessus de son jardin à l'horizon, qu'on apprend du bouche à oreille des histoires pareilles, on a l'impression d'être en pleine guerre du Vietnâm. Plus exactement, dans un fameux film de Francis Ford Coppola.

L'horreur, l'horreur...

Sinon, je suis très zen, ici, dans mon petit Jardin des Délices dont je suis le Gentil Damoiseau languissant à l'idée d'être délivré, comme le dit si bien Cendrinox. Sans doute parce qu'en étant en dehors du monde, sans les gens, sans le monde alentour. Irresponsable, mais zen.

Posté par Cornichon à 22:51:00 - Le Mexique m'excite - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Parfois il vaut mieux ne pas trop ouvrir les yeux.
Alors profite bien de tes vacances au fond de ta bulle.

Posté par Minouf, mardi 18 juillet 2006 à 15:02:57

Tu as raison...La politique de l'autruche est le meilleur remède contre la folie.

Posté par Cornichon, mercredi 19 juillet 2006 à 06:56:52

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=103311&pid=2304848

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :