Réflexions au vinaigre

La vie d'Arthur de B./Le Cornichon Masqué, ado comme les autres qui aimerait bien s'intégrer, un pied à Acapulco, Mexique, un autre à Paris, France. Je plains ceux de Madère.

mercredi 31 mai 2006

Tric...TRAC!

Rafougnak. Demain soir, à 17 heures, au lycée Molière, on représente enfin notre pièce de fin d'année, une sélection d'extrait des textes de Philippe Caubère. Pour ma part, je joue la mère de l'alter ego de l'auteur (Ferdinand Faure), Claudine. Déjà, jouer une femme quand on fait du théâtre comme une patate, c'est assez atypique. Mais c'est surtout la première scène. Rahlàlà.

Le texte est su: j'arrive à ne plus le relire pendant une semaine et à le réciter normalement, malgré quelques erreurs de syntaxe peu visibles. Les gestes aussi, malgré quelques mésententes entre mon bébé, qui est une jeune fille, et mon employée, qui est une amie...Je ne sais pas si c'est compréhensible, mais bon. Dès que je suis en jupe et avec un fichu sur le crâne, je suis à l'aise.

A l'aise? Oui, mais devant une salle pleine de profs, d'amis, de parents d'élèves (dont le mien, enfin, la mienne), je risque de ne pas mener large...Baptême du feu. Après, l'école est finie. Je quitte tous mes camarades pour plus de deux mois, ils vont me manquer, malgré TOUT. J'ai aussi une pensée émue par mes camarades blogeurs qui font, qui ont fait ou qui aiment le théâtre, comme Lyta, Mogwaï, Julia, Susie, Mérou, et pardon à ceux que j'oublie...

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dimanche 28 mai 2006

Votez anarchiste!

On peut constater chez Laurel et Marie-des-Anges que la politique sont des moyens comme un autre d'obtenir des commentaires facilement. Alors, pour sortir ce blog d'un réveil bihebdomadaire:

msbreua1

REJOIGNEZ LE MSBREUA (Mouvement pour la Sécession de la Bretagne et son Rattachement aux Etats-Unis d'Amérique)

Ah ça ira, ça ira, les politisés, à la lanterne...

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dimanche 14 mai 2006

Philosophie du spam

Regardez mon ancien blog, totalement déserté depuis déjà plus de quatre mois (le temps passe vite, je radote en le disant, mais je ne le dirai jamais assez).

Et que voit-on en observant les commentaires?

Des spams à gogo. Que j'ai la flemme d'effacer. Saletés de bots qui se promènent le long des marées du Web.

Triste destin que celui de Mémoires aigre-douces, déserté à cause des imbécilités de la nouvelle configuration de 20six, et qui maintenant est condamné à recevoir cinq spams par jour. Tel un cadavre exploité par des vautours.

Etrange chose que le destin, cornegidouille. Pauvre petit blogounet.

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vendredi 12 mai 2006

Les jeux inutiles du professeur Cornichon: le calendrier républicain

(Les informations données ici viennent de Wikipédia, l'encyclopédie en ligne)

Notre cher professeur d'Histoire nous tint un discours sur le calendrier républicain, entreprise de la Révolution française qui se solda par un échec. Cela me rappela un jeu d'Acapulco: calculer ma date de naissance dans le calendrier républicain. Et ce, bien au-delà de l'abrogation de ce calendrier, établi le 22 septembre 1792 (1er Vendémiaire an I) et aboli le 9 septembre 1805 (22 fructidor an XIII).

Tout d'abord, lisez l'article "calendrier républicain" ci-dessus. Vous êtes mieux renseigné? Allons-y (pour des informations complémentaires et des facilités pour le calcul du jour, voir cette page).

Prenons cette date: 11 juin 1990 (ma date de naissance donc).

-ANNEE: Le calendrier républicain commence le 22 septembre 1792. Pour les dates comprises entre le 22 septembre et le 31 décembre, soustrayez l'année grégorienne par 1792. Si elle est antérieure au 22 septembre, par 1791.

Ici, le 11 juin est antérieur au 22 septembre, donc: 1990-1791=197, ou CLXLVII, en chiffres romains.

-MOIS ET JOURS: L'année républicaine se divise en douze mois de trente jours, composés de trois décades de dix jours. On rajoute cinq jours de fête, les Sans-culottides, à la fin de l'année (P.S.: pour des raisons de facilité et pour éviter de s'emberlificoter, la sixième Sans-Culottide, le Jour de la Révolution, ajouté lors des années bissextiles, est reporté ici au 29 février. En effet, cela occasionnerait un certain décalage):

Mois de l'année:

AUTOMNE: Vendémiaire (22 septembre-21 octobre), Brumaire (22 octobre-20 novembre), Frimaire (21 novembre-20 décembre).

HIVER: Nivôse (21 décembre-19 janvier), Pluviôse (20 janvier-18 février), Ventôse (19 février-20 mars).

PRINTEMPS: Germinal (21 mars-19 avril), Floréal (20 avril-19 mai), Prairial (20 mai-18 juin).

ETE: Messidor (19 juin-18 juillet), Thermidor (19 juillet-17 août), Fructidor (18 août-16 septembre).

SANS-CULOTTIDES: Jour de la vertu (17 septembre), Jour du génie (18 septembre), Jour du travail (19 septembre), Jour de l'opinion (20 septembre), Jour des récompenses (21 septembre), Jour de la Révolution (jour bissextile).

Jours de la décade:

Dans l'ordre... Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi, Décadi... Et on revient à la normale.

Regardez quel mois tombe le jour que vous cherchez, puis comptez à partir du premier jour de ce mois (lui compris) jusqu'à votre date. Divisez par 10 le chiffre obtenu: le chiffre après la virgule est celui de la décade (zéro=décadi)

Le 11 juin tombe en Prairial. A partir du 20 mai, le 11 est le 23eme jour. 23 divisé par 10 égal à 2, 3. Donc: 11 juin= Tridi 23 Priarial.

Le nom du jour de l'année:

Ce n'est pas fini, voici la partie pittoresque: pour remplacer les noms de saints, qui aidaient les paysans à baptiser leurs enfants (ce qui occasionna, par la suite, quelques "Fête Nat." en Guadeloupe...), les révolutionnaires les remplacèrent par des noms rappelant la nature et le labeur...Evidemment, je ne vais pas réecrire ces quelques 360 noms ici: un brin fainéant, je vous laisse, muni de votre jour révolutionnaire, vous reporter à la liste comprise dans cette liste pour savoir quel nom vous auriez porté, si vos parents avaient été révolutionnaires et traditionalistes...

Selon le tableau, le nom du 23 Prairial est Chèvrefeuille.

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Voilà, moi, citoyen Chèvrefeuille de B., né le tridi 23 Prairial an CLXLVII, vous laisse vous embarasser le temps libre avec ce passe-temps assez inutile, certes, mais rigolo...Merci de me dire quel jour vous obtenez!

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jeudi 11 mai 2006

REPENTEZ-VOUS, MECREANTS!

deus_irae

Regardez, regardez! Dieu a entendu ma cause, il est là, il est venuuuuuuuuuuuuuu!

Maintenant, je vais participer aux études sur la Bible et à la lecture de ce livre sur la Résurrection et vous allez tous être bien feintés, gnahahahaha! Préparez-vous à affronter Sa Colère!

Merci les annonces Google!

Maintenant, je retourne lire mon livre de Philip K.Dick, Deus Irae (le Dieu de la Colère)...

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mercredi 10 mai 2006

De la sociabilité du Cornichon

Le Cornichon Masqué lâché en France après six ans de vie mexicaine et au beau milieu d'une classe de joyeux lurons ne peut, comme sur l'Internet, que lier affection à peu près assurée de retour avec deux catégories d'êtres humains:

-Les gens plus âgés que lui (c'est-à-dire plus de 15 ans; plus de 16 ans encore mieux)

-Les filles (ce qui peut nier la première catégorie: le Cornichon a d'excellentes amies de 13 et 14 ans)

Car le Cornichon n'y arrive pas, avec des gens de son âge. Il a essayé: il ne se retrouve pas à fumer des pétards, boire comme un trou (mais il a failli...), ne pas respecter les gens de la seconde catégorie. Le Cornichon l'a vérifié à ces dépens, perdant un membre cher de la seconde catégorie. Le Cornichon doute, des fois. Doute de l'amitié, de la trahison, de l'espérance. Mais espère qu'il peut compter sur beaucoup.

Quelle connerie les djeunz, Barbara.

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mardi 9 mai 2006

Sitôt dit, sitôt fait! (fanart de Chix)

Faites des notes faciles avec vos fanarts sur votre blog, et le lendemain, l'ami Chix vous en fait un!

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Fait sur Paint, si je ne m'abuse, or, je devrais m'y remettre, à ce merveilleux outil, l'ami des non-possesseurs de Photoshop et de scanner! Mais bon, pas maintenant, j'ai des @{[^[[^[ de maths à réviser. Enfer et damnation.

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lundi 8 mai 2006

La tablette graphique (ou palette?) c'est merveilleux

Allez, hop, une nouvelle note facile, avec tout ce que j'ai pu récupérer comme dessins via les tablettes graphiques de mes camarades dessinateurs via MSN, que je récupère vite fait, en traître...Et aussi parce que je n'arrête pas d'oublier de passer au cybercafé pour scanner les aut'dessins.

cornichon_ab3

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Ab.

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Camzouille.

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cornichon_cmax3

CMAX (non, non, il ne m'en veut pas...)

cornichon_julia3

cornichon_julia4

Julia (à propos des vacances...Ma soeur, que le bonheur continue à t'envelopper!)

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cornichon_samesuffit3

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Samesuffit (ma recordwoman de la tablette graphique...) Son blog a été déménagé, je ne sais plus où...

Voilà, voilà...Y'a plein de gens qui m'aiment, c'est merveilleux...Surtout, n'hésitez pas, je collectionne!

Posté par Cornichon à 00:12:12 - So long, and thank you for the drawing - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 7 mai 2006

Cornichon s'en va au cinoche

Alors, alors. Pour reprendre le sieur Wayne et ses critiques sur Cinevorax, je vais faire la chronique des trois films que j'ai vu au cinéma récemment, car trois films, c'est plus que durant les années 2004-2005...Oui, je deviens cinéphile. Zyva, quoi, je suis rebelle, moi.

- "Renaissance", de Christian Volckman.

Désirant faire un retour vers l'animation, je me suis alors dirigé vers ce film d'animation français, déjà qu'on en voit pas souvent. Alors, l'histoire: Paris, 2054. Karas, policier français aux méthodes spéciales mais efficaces, est chargé de retrouver Ilona Tasuiev, scientifique brillante disparue récemment. Mais Karas découvre rapidement qu'il n'est pas le seul sur les traces d'Ilona, et que les recherches de cette dernière sont bien plus importants qu'il ne peut l'imaginer...Bon, je vous l'accorde, ce genre d'histoire, c'est du vu, du revu et du déjà vu. Mais bon, en même temps, dans un style lui-même aussi revu que le film noir...Mais le point fort absolu du film, c'est le graphisme.

Dieu, que ce Paris futuriste, avec ses immeubles haussmanniens montés sur échafaudages hauts de plusieurs centaines de mètres, ses caméras partout, ses hologrammes pornos à Montmartre (les Panamiens comme moi seront heureux de retrouver les coins de notre chère capitale dans ce monde), et surtout, ce graphisme si particulier, bichrome. Les ombres en noir, le reste en blanc. Ca fait un peu mal aux yeux au début, mais on accroche vite. Quand à l'idée de photographier les yeux des acteurs, cela donne vraiment de la vie aux personnages.

En bref, Renaissance est un beau film, la preuve de la capacité des studios d'animation français, mais pour un tel diament, il aurait fallu un meilleur coeur; autrement dit, un meilleur scénario.

- V pour Vendetta, de James mcTeigue.

J'avais beaucoup trop adoré le comic cultissime d'Alan Moore et de David Lloyd (30 euros dans toutes les bonnes FNAC: courez-y, lisez-le dans les rayons, mais goûtez-le) pour passer à côté de l'adaptation cinématographique. Evidemment, j'appréhendais un peu, en voyant les bandes-annonces qui prévoyaient un film testostéroné à la sauce Matrix (producteurs: les frères Wachowski, créateurs de la saga suscitée)...Mais non, mais non: il n'y a que deux ou trois scènes d'action dans le film, et le film est très fidèle au livre.

L'univers graphique du livre (le Londres fasciste) est respecté et très bien servi, et surtout, surtout, l'histoire (car le style de mister Lloyd peut en désarçonner certains; la plume de Moore, auteurs des Watchmen, notamment, séduit rapidement) est bien respectée malgré quelques arrangements: en Angleterre, au début du XXIeme siècle (à la fin du XXeme dans la BD), le pays est dirigé d'une main de fer par le chancelier Adam Sutler, qui a installé un régime fasciste (critique de Thatcher pour Moore, de Bush pour les Wachowski) suite à un attentat bactériologique sur le sol anglais (la guerre nucléaire USA/URSS originellement): dans le milieu qu'est ce Londres quadrillé par les sbires du gouvernement, une orpheline, Evey Hammond, ose braver le couvre-feu pour se rendre chez un ami (se prostituer dans le livre...). En chemin, elle manque de se faire violer par des "policiers" en civil: elle est sauvée par V, un mystérieux homme à la force surhumaine, au verbe raffiné et au visage couvert par un masque de Guy Fawkes, l'homme qui tenta de faire exploser le Parlement...Intriguée par le personnage, Evey suit son bienfaiteur qui, quelques instants plus tard, fait sauter le Palais de Justice...

Oui, l'histoire du livre est reprise: ainsi, ce que les détracteurs ont pu prendre comme scènes et répliques démago (l'histoire de la lesbienne déportée, ou la phrase de V "Le peuple ne devrait pas craindre le gouvernement, le gouvernement devrait craindre le peuple") viennent du comic, mais oui, comme son message: faut-il combattre la violence par la violence? Que choisir, entre le fascisme inquisiteur de Sutler et l'anarchisme explosif de V? Par contre, la mise en scène par les Wachowski fait elle aussi assez BD (les ralentissements à la Matrix, qu'on revoit dans les combats de karaté de V), et détériore un peu le message du film, comme le jeu des acteurs (Hugo Weaving assez surexcité, Natalie Portman fade)... Mais cela reste un excellent divertissement, qui donne à réfléchir, en plus. Allez le voir en version originale, pour mieux apprécier l'anglais surrané et shakespearien de V...

- OSS 117, le Caire Nid d'espions, de Michel Hazanavicius

On m'avait dit le plus grand bien de ce film comique, et j'avais envie de rire un brin. C'est réussi! Jean Dujardin campe OSS 117, la crème des services secrets français, reprèsentant de la misogynie, du pseudo-humour, de la séduction et du racisme français! En 1955, Hubert Bonisseur de La Bath (c'est son petit nom) se voit confier par le président René Coty, d'enquêter sur la mort de son ancien coéquipier, Jack Jefferson, envoyé au Caire, devenu un véritable nid d'espions, où Américains, Soviètiques, Brittaniques, partisans du roi déchu Farouk et islamistes s'affrontent en catimini. Sa mission, s'il l'accepte: remettre de l'ordre là-bas au nom de la France!

Je connaissais la série des OSS 117, de Jean Bruce, dont on me disait qu'ils n'ont rien à envier aux SAS et autres romans d'espionnage de gare, ainsi que les films nanars qu'ils avaient engendré...Mais le film est un vivant hommage à Tintin, à James Bond et aux films d'espionnage des années 50, avec son ambiance et sa mise en scène; pour les dialogues, c'est bien actuel, avec du second degré à en revendre: l'inculture d'OSS 117 (la scène du muezzin...), sa misogynie, son racisme, son pro-colonialisme, son comique de répétition, son humour invonlontaire sont hilarants (et la salle pensait comme moi), et dénonce ouvertement le colonialisme, ainsi que l'attitude des Français à l'étranger...En fait, OSS 117 passera son temps à réparer les incidents diplomatiques qu'il provoquera sans cesser de butiner les femmes qu'il rencontrera sur son chemin! En bref, si c'est drôle, si ça dénonce, si ça parodie, c'est du tout bon! Allez donc voir ça, vous rirez bien!

Posté par Cornichon à 23:55:45 - Moi, moi et moi d'abord - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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